quand la glisse rencontre le style
Les skieurs et snowboardeurs ne sont pas seulement des glisseurs. Ils ont aussi un style, une identité que certains choisissent de montrer lorsqu’ils quittent les pentes.
J’ai proposé un portfolio autour de la mode pour Ski Chrono, magazine pour lequel je contribue depuis quasiment ses débuts.
Les sportifs se sont dévoilés autrement. Il y avait quelque chose de plus intime que la performance, plus doux qu’un chrono.

"Je me sens bien dans mes habits s'ils rayonnent et offrent de la joie"
Alexis Pinturault le dit simplement : « La manière dont on s’habille peut nous caractériser. » Dans ses mots, on sent que le vêtement prolonge le geste. Qu’il est une signature silencieuse. Une façon d’être au monde, même loin des portes de slalom. Pour Clarisse Brèche, le contraste est presque une mue : « En quittant ma tenue de ski, j’aime me sentir plus féminine. Ma combinaison, c’est mon vêtement de travail. » Thomas Delfino est un solaire assumé : « C’est plus sympa d’avoir des fringues avec des couleurs et motifs que de porter du noir… Je me sens bien dans mes habits s’ils rayonnent et offrent de la joie de vivre. ». Sa chemise à fleurs tranche avec le blanc des sommets. Elle respire la liberté. Elle rappelle que le style peut être un sourire adressé aux inconnus que l’on croise.
Ce shooting loin des flocons, parle de l’humain derrière l’athlète. De ce que l’on choisit de révéler quand on enlève le casque. De la lumière qui ne vient pas seulement du soleil sur les cimes, mais aussi des couleurs que l’on décide de porter.
Parce qu’au fond, la mode n’est pas une surface.
Elle est un langage. Et sur la neige comme ailleurs, chacun écrit le sien.

Marion Haerty habillée en The North Face. Alexis Pinturault en Colmar. Hugo Laugier en Rossignol. Enak Gavaggio en Oxbow. Clarisse Brèche en Fusalp. Thomas Delfino en Picture.


